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Que chacun comprenne ce qu'il a à comprendre, apprenne ce qu'il a à apprendre et tant mieux (ou tant pis j'en sais rien) pour ceux qui avancent sans se poser de questions.
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# Posté le dimanche 19 juillet 2009 14:12

Modifié le vendredi 21 août 2009 05:49

Le respect

Chacun doit être jugé et estimé plus par sa volonté et son désir du bien des autres que par son talent ou sa réussite personnelle.
Je respecte plus le maçon parti de rien, travaillant sans relâche pour nourrir sa famille que l'étudiant doué qui obtient ses diplômes sans travailler.
Pour réussir dans la société, il faut de la volonté, de la chance, et du talent. La chance et le talent ne sont pas à la portée de tout le monde, d'où les inégalités dans la société.
Par contre, pour réussir sa vie, seule la volonté suffit. A ce niveau là, tout le monde a sa chance.
La mère de famille vivant dans un bidonville aura plus de bonheur à nourrir ses enfants qu'une mère riche. On s'étonne souvent de la joie de vivre des africains, malgré leur pauvreté... Ils ont trouvé leur bonheur dans des choses simples, c'est tout. A nous de faire comme eux et de nous détacher des griffes de l'argent et plus généralement de tout ce qui est matériel.

# Posté le mercredi 30 juillet 2008 07:58

Modifié le mardi 25 août 2009 17:20

Grand corps malade : Rencontres. Paroles magnifiques à méditer.

Grand corps malade : Rencontres. Paroles magnifiques à méditer.
C'était sur une grande route, j'marchais là d'puis des jours
Voire des s'maines ou des mois, j'marchais là d'puis toujours
Une route pleine de virages, des trajectoires qui dévient
Un ch'min un peu bizarre, un peu tordu comme la vie

Evidemment j'étais pas tout seul, j'avais envie d'faire connaissance
Y'avait un tas d'personnes et personne marchait dans l'même sens
Alors j'continuais tout droit mais un doute s'est installé
Je savais pas c'que j'foutais là, encore moins où j'devais aller


Mais en ch'min au fil du temps j'ai fait des sacrées rencontres
Des trucs impressionants, faut absolument qu'j'vous raconte
Ces personnages que j'ai croisé c'est pas vraiment des êtres humains
Tu peux parler avec eux mais jamais leur serrer la main

Tout d'abord sur mon parcours j'ai rencontré l'innocence
Un être doux, très gentil mais qui manque un peu d'expérience
On a marché un p'tit moment, moins longtemps que c'que j'aurais cru
J'ai rencontré d'autres éléments et l'innocence a disparue

Un moment sur mon ch'min, j'ai rencontré le sport
Un mec physique, un peu grande gueule mais auprès d'qui tu d'viens fort
Pour des raisons techniques on a du s'quitter c'était dur
Mais finalement c'est bien comme ça, puis l'sport ça donne des courbatures

J'ai rencontré la poésie, elle avait un air bien prétentieux
Elle prétendait qu'avec les mots on pouvait traverser les cieux
J'lui ai dit j't'ai d'jà croisée et franchement tu vaux pas l'coup
On m'a parlé d'toi à l'école et t'avais l'air vraiment relou
Mais la poésie a insisté et m'a rattrapé sous d'autres formes
J'ai compris qu'elle était cool et qu'on pouvait braver ses normes
J'lui ai d'mandé tu penses qu'on peux vivre ensemble ? J'crois qu'j'suis accroc
Elle m'a dit t'inquiêtes le monde appartient à ceux qui rêvent trop

Puis j'ai rencontré la détresse et franchement elle m'a saoulé
On a discuté vite fait mais rapidement je l'ai r'foulée
Elle a plein d'certitudes sous ses grands airs plein d'tension
Mais vous savez quoi ? La détresse, elle a pas d'conversations

Un moment sur ma route j'ai rencontré l'amour
J'lui ai dit tient tu tombes bien, j'veux t'parler d'puis toujours
Dans l'absolu t'es une bonne idée mais dans les faits c'est un peu nul
Tu pars en couille une fois sur deux faudrait qu'tu r'travaille ta formule
L'amour m'a dit écoute petit ça fait des siècles que j'fais mon taff
Alors tu m'parles sur un autre ton si tu veux pas t'manger des baffes
Moi j'veux bien être gentille mais faut qu'chacun y mette du sien
Les humains n'font aucun effort et moi j'suis pas un magicien
On s'est embrouillé un p'tit moment et c'est là qu'j'me suis rendu compte
Que l'amour était sympa mais que quand même il s'la raconte
Puis il m'a dit qu'il d'vait partir, il avait des rendez-vous par centaine
Que ce soir il d'vait diner chez sa d'mi-soeur : la haine
Avant d'partir j'ai pas bien compris, il m'a conseillé d'y croire toujours
Puis s'est éloigné sans s'retourner, c'était mes derniers mots d'amour
J'suis content d'l'avoir connu, ça j'l'ai bien réalisé
Et je sais qu'un d'ces quatre on s'ra amené à s'recroiser

Un peu plu stard sur mon ch'min j'ai rencontré la tendresse
Ce qui reste de l'amour derrière les barrières que le temps dresse
Un peu plus tard sur mon ch'min j'ai rencontré la nostalgie
La fiancée des bons souvenirs qu'on éclaire à la bougie

Assez tôt sur mon parcours j'avais rencontré l'amitié
Et jusqu'à c'jour, elle marche toujours à mes côtés
Avec elle j'ma tape des barres et on connait pas la routine
Maintenant c'est sûr, l'amitié, c'est vraiment ma meilleure copine

J'ai rencontré l'avenir mais il est resté très mystérieux
Il avait la voix déformée et un masque sur les yeux
Pas moyen d'mieux l'connaitre, il m'a laissé aucune piste
Je sais pas à quoi il r'semble mais au moins j'sais qu'il existe

J'ai rencontré quelques peines, j'ai rencontré beaucoup d'joie
C'est parfois une question d'chance, souvent une histoire de choix
J'suis pas au bout d'mes surprises, là d'sus y'a aucun doute
Et tous les jours je continue d'apprendre les codes de ma route

C'était sur une grande route, j'marchais là d'puis des jours
Voire des s'maines ou des mois, j'marchais là d'puis toujours
Une route pleine de virage, des trajectoires qui dévient
Un ch'min un peu bizarre, un peu tordu, un peu comme la vie.

# Posté le samedi 14 juin 2008 06:13

Modifié le mardi 25 août 2009 17:01

Une sacrée leçon que m'a donnée la vie

Une sacrée leçon que m'a donnée la vie
Ce texte est un peu long, mais j'espère que celui qui le liras jusqu'au bout apprendras autant que j'ai appris et comprendras ce que j'ai compris.



Ce jeudi 12 Juin, je quittais Nîmes en train, direction Langogne, pour rentrer dans ma Haute-Loire chérie. Avant d'arriver à Alès, le contrôleur annonça que le train n'irait pas plus loin et qu'un bus « était à notre disposition dans la cour de la gare ». Je devinais tout de suite que ces... de la SNCF étaient encore en grève, mais je me dis qu'il fallait relativiser et que j'arriverais un peu plus tard chez moi, voila tout.

Une fois dans le bus, le conducteur nous annonça qu'il n'allait que jusqu'à Génolhac, à 70 km de chez moi ! Mon énervement augmenta encore d'un cran et je me résolus à appeler mes parents afin qu'ils viennent me chercher en voiture.

C'est ainsi que vers 3 heures de l'après midi, je me trouvais perdu à Génolhac, au beau milieu des Cévennes, sans aucun moyen de rentrer chez moi. Je m'assis sur un banc et sortais une feuille pour mettre par écrit ma haine contre les égoïstes qui, bien sûr s'en foutaient complètement de ma situation. Il était évident que je pouvais aller me faire foutre pour me faire rembourser mon billet même si je n'avais pas fait la totalité du trajet.

J'étais donc en train d'écrire et réfléchir à la manière dont nous pourrions reconstruire un système juste et équitable lorsque j'entendis une voix derrière moi : « Salut. Tu vas où ? ». Je me retournais et je vis une jeune fille Punk avec un chien, me regardant en souriant. Je lui répondis que j'allais à Langogne, que j'étais dans la merde parce qu'il n'y avait aucun bus et que j'avais été obligé d'appeler mes parents pour qu'ils viennent me chercher. Elle m'informa qu'elle se rendait à Mende pour aller à l'anniversaire de son petit frère, qu'elle n'avait que le stop, mais qu'elle n'y croyait pas trop à cause de sa « sale gueule et de son chien ». Je lui proposais alors de l'emmener à Langogne où il y avait des bus privés à destination de Mende. Elle accepta avec plaisir et j'envoyais un message à ma mère pour lui dire qu'il y aurait une passagère en plus, avec un chien et de ne pas s'inquiéter des apparences.

Nous avons alors discuté. De son chien d'abord, il était super gentil et s'appelait Cambo. Ensuite, nous avons parlé de pleins d'autres choses que je garde pour moi. Nous en sommes venus à parler de l'homme, de ses comportements. Nous n'avions pas la même vision des choses et pourtant je me rendis compte que nos pensées avaient de nombreux points communs. Sans lui dire, je l'admirais énormément parce qu'elle avait le courage d'affirmer ses convictions, d'emmerder les préjugés. Je la sentais heureuse, avec son chien. Elle était heureuse d'aller à Mende pour l'anniversaire de son petit frère, même si elle n'avait pas beaucoup d'argent.

Bref j'aurais aimé lui dire « Tu as tout compris, et merci de m'avoir donné une leçon ». Je devinais sous cette apparence Punk, un c½ur d'or, BEAUCOUP PLUS BEAU QUE CELUI DE LA PLUPART DES GENS BIEN HABILLES. Ma mère et mon frère vinrent nous chercher et nous partîmes à Langogne.

Une fois arrivés à Langogne, nous apprîmes qu'un bus partait 20 minutes après en direction de Mende. Elle nous remercia de la manière la plus sincère. J'aurais aimé la remercier moi aussi.

J'ai beaucoup appris. D'abord, que les préjugés sont la forme la plus débile que peut prendre l'intolérance. Ensuite, que je me sentais tout petit face à un c½ur comme ça, et que si je m'étais cru un peu trop beau, je suis vite redescendu sur terre. Enfin, j'ai eu la confirmation que le bonheur le plus pur se trouvait dans l'entraide et que l'égoïsme tue tout, amène à l'égocentrisme, à l'orgueil et à la tristesse.


Merci Marik. J'espère te revoir un jour.

# Posté le vendredi 13 juin 2008 05:16

Modifié le mardi 25 août 2009 17:01